11 mai 2026

Redéfinir la productivité du grand format grâce à l'automatisation

Agfa
Redéfinir la productivité du grand format grâce à l'automatisation

Dans la production grand format, chaque seconde d'inactivité a un coût. Qu'elles soient dues à une pause entre deux feuilles ou à un bourrage sur une ligne de production à bobines, ces micro-interruptions peuvent rapidement se transformer en une réelle pression sur le rendement et la rentabilité. Même si les flux de travail logiciels ont rationalisé la préparation des fichiers et la gestion des couleurs, l'aspect physique de la production reste souvent fragmenté.

L'automatisation intègre ces processus physiques dans un flux continu, au même titre que les processus numériques. Les chargeurs, les empileurs, les systèmes à rouleaux et la robotique transforment les opérations discontinues en un flux ininterrompu qui permet aux équipements de maintenir leur cadence et leur régularité tout au long des équipes. Pour les prestataires de services d'impression confrontés à des délais de livraison serrés et à des exigences variées en matière de supports, ce flux intégré est en passe de devenir la marque de fabrique d'une production compétitive.

 

Où commence réellement l'efficacité ?

La plupart des entreprises ont déjà pu constater les avantages de l'automatisation des flux de travail numériques. Grâce aux plateformes logicielles modernes, toutes les étapes, de la soumission des travaux à la gestion des couleurs, peuvent désormais s'effectuer automatiquement. Cependant, la circulation physique des documents repose toujours sur un travail manuel.

Que ce soit le chargement des supports, la vérification de l'alignement ou même le retrait des impressions finies, chaque intervention manuelle peut être source d'erreurs ou créer des goulots d'étranglement qui se répercutent sur l'ensemble de la production. Avec l'augmentation des volumes de travail, quelques minutes perdues sur chaque tâche peuvent se traduire par des heures d'arrêt par équipe.

C'est là que l'automatisation mécanique peut véritablement faire la différence en matière de productivité. Des équipements tels que les chargeurs et les empileurs, ou encore les systèmes de chargement robotisés, permettent de maintenir le flux de supports au rythme de la vitesse maximale de l'imprimante, garantissant ainsi la continuité de la production. Loin d'être limitées par la disponibilité ou la coordination du personnel, les chaînes de production deviennent ainsi des opérations continues et plus prévisibles.

 

Dans quelle mesure l'automatisation s'adapte-t-elle à différents environnements ?

Il n'existe pas de modèle unique en matière d'automatisation. Chaque atelier d'impression grand format constitue un écosystème unique, avec sa propre combinaison et ses propres types de travaux. Les stratégies d'automatisation les plus efficaces tiennent compte de cette diversité, grâce à des configurations modulaires qui permettent aux imprimeurs de choisir le niveau d'automatisation adapté à leurs besoins, tout en offrant la possibilité d'évoluer à mesure que la demande augmente.

Par exemple, une imprimante hybride peut commencer par utiliser des tables manuelles pour les petits tirages personnalisés, puis intégrer des tables de mise en page ou des robots de déchargement lorsqu'il s'agit de passer à un fonctionnement en continu. De même, les systèmes à bobines peuvent débuter avec une automatisation légère destinée à un usage occasionnel, avant d'évoluer vers des unités entièrement intégrées capables de passer des matériaux rigides aux matériaux souples. Cette flexibilité garantit que l'automatisation peut être adaptée pour répondre aux besoins spécifiques de n'importe quelle salle d'impression et évoluer au fur et à mesure que les exigences changent.

 

Qu'en est-il du rôle de l'opérateur ?

On croit souvent à tort que l'automatisation rend superflues les compétences et l'expérience de l'opérateur. La réalité est tout autre. L'automatisation redéfinit au contraire le rôle de l'opérateur en se chargeant des opérations manuelles de chargement et de manutention, ce qui lui permet de se concentrer sur la supervision, les contrôles qualité et la coordination entre plusieurs imprimantes.

Le savoir-faire humain reste indispensable dans la prise de décisions créatives, mais les machines excellent dans la répétabilité. Les systèmes automatisés de chargement et d'alignement éliminent les variations de production, garantissant que chaque feuille ou rouleau soit positionné exactement de la même manière, à chaque fois. Des robots guidés par caméra et des bandes à vide fonctionnent de concert pour assurer une repérage constant d'un tirage à l'autre, même lors de l'impression sur des matériaux plus lourds ou susceptibles de se déformer. De plus, la suppression des tâches de manutention physiquement exigeantes peut contribuer à améliorer la sécurité et l'ergonomie sur le lieu de travail, ce qui a un impact direct sur la fidélisation et le moral des opérateurs.

Cette évolution aide les entreprises à assurer la continuité de leurs activités. Si une imprimante est mise à l'arrêt pour un contrôle de maintenance, l'opérateur peut continuer à travailler ailleurs. À long terme, cela permet de mettre en place un flux de production plus résilient et évolutif, capable de maintenir un niveau de production constant malgré d'éventuelles perturbations à court terme.

 

Les investissements dans l'automatisation sont-ils pérennes ?

L'un des avantages de l'automatisation qui ne saute pas immédiatement aux yeux réside dans sa durabilité. Les robots de qualité industrielle sont conçus pour une durée de vie de plusieurs années et peuvent souvent être réutilisés lorsqu'une presse est modernisée ou remplacée. Si certains modules de manutention sont spécifiques à une plateforme, les robots peuvent être redéployés sur différentes lignes d'impression, voire intégrés à des postes de finition tels que des découpeuses ou des empileuses.

Cette réutilisabilité a une incidence sur le calcul du retour sur investissement. Loin d'être limité au cycle de vie d'une seule machine, le matériel d'automatisation peut générer de la valeur tout au long de plusieurs cycles de production. Associée aux économies immédiates résultant de la réduction des déchets et de l'allongement du temps de fonctionnement, cette longévité fait de l'automatisation l'un des choix stratégiques les plus judicieux qui s'offrent aujourd'hui aux imprimeurs.

 

Quelles en sont les implications pour l'avenir de l'impression grand format ?

L'impression grand format s'oriente vers une production en continu à l'échelle industrielle, et l'efficacité dans ce contexte dépend de la qualité de l'interaction entre les ingénieurs et les systèmes de manutention. L'intégration de matériel d'automatisation devient la voie habituelle pour parvenir à une production à haut volume et à faible intervention humaine, sans pour autant compromettre la flexibilité.

Pour les imprimeurs, cela signifie pouvoir planifier leur croissance en toute confiance et prolonger leurs heures de production tout en garantissant une qualité constante. Si l'automatisation permet certes d'accélérer les processus, son principal atout réside peut-être dans le fait qu'elle contribue à mettre en place un modèle de production capable d'évoluer de manière intelligente et durable.

Les visiteurs du salon FESPA 2026, qui se tiendra à Barcelone en mai prochain, auront l'occasion de constater comment ces principes sont déjà mis en pratique. Sur le stand D100 du hall 3, Agfa présentera ses solutions automatisées pour le grand format, notamment l'Onset Panthera équipée d'un chargeur automatique et d'un robot de déchargement. Ce sera l'occasion idéale de découvrir en temps réel comment l'automatisation façonne l'avenir de la production grand format.

 

À propos d'Agfa

Le groupe Agfa-Gevaert est un acteur de premier plan dans le domaine des technologies d'imagerie et des solutions informatiques, fort de plus de 150 ans d'expérience. Le groupe opère à travers trois divisions : Radiology Solutions, Healthcare IT et Digital Print & Chemicals. Il développe, fabrique et commercialise des systèmes analogiques et numériques destinés au secteur de la santé, à des applications industrielles spécifiques et à l'industrie de l'impression. En 2024, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 1 138 millions d'euros.

Chargement